Mieux comprendre la laparoscopie

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Publié le : 22 Janvier 2018 à 08:55
Mieux comprendre la laparoscopie

Egalement appelée coelioscopie, la laparoscopie est une technique chirurgicale très peu invasive. A ses débuts, elle a surtout été utilisée dans le domaine de la chirurgie gynécologique et de la chirurgie abdominale, mais ces dernières années, elle est de plus en plus sollicitée par d’autres spécialités comme la chirurgie esthétique et la chirurgie orthopédique. En quoi cela consiste-t-il et quels sont ses intérêts ?

Le principe général

La chirurgie laparoscopique consiste à intervenir à travers divers orifices. Au lieu d’ouvrir le patient sur une longueur de plusieurs centimètres, le chirurgien ne réalise que de nombreuses petites incisions de 0, 5 à 1 cm. Chaque incision est appelée orifice. Dans chacun d’eux, le spécialiste insère un instrument tubulaire appelé trocart.

Dans chaque trocart, il va faire passer des instruments spéciaux ainsi qu’une caméra appelée laparoscope. Celle-ci donne une vision agrandie de ce qui se passe au niveau de la zone d’intervention.

Le déroulement de l’intervention

Une intervention chirurgicale réalisée par coelioscopie se fait toujours sous anesthésie générale. Le temps de l’opération varie en fonction de la chirurgie réalisée. Généralement, cela se déroule comme suit :

  • réalisation de deux à cinq incisions au niveau de la zone traitée
  • injection de gaz carbonique (CO2) sous pression au niveau de la zone afin d’en soulever la paroi et séparer les différents organes qui y sont présents
  • insertion de la laparoscope à travers l’un des trocarts : cette caméra spéciale donne un effet grossissant ce qui permet au chirurgien de pratiquer des gestes d’une grande précision
  • les instruments pour réaliser la chirurgie proprement dite sont insérés par les autres orifices. Ils sont à la fois longs et fins
  • évacuation du CO2 puis suture des orifices

Les avantages de cette technique chirurgicale

Comparée à la chirurgie traditionnelle, la laparoscopie est une technique minimalement invasive qui donne les mêmes résultats avec des suites moins lourdes. En effet, puisque les incisions sont minimes, le patient :

  • ressent des douleurs moins intenses
  • se retrouve avec des petites cicatrices peu visibles

En ce qui concerne l’acte chirurgical en lui-même,

  • les gestes sont plus précis
  • les risques de complications sont minimes
  • les risques infectieux sont rares
  • les risques d’adhérence sont réduites
  • la durée de l’opération, de l’hospitalisation et de la convalescence est plus courte

Les interventions qui l’utilisent

La coelioscopie est aujourd’hui utilisée pour:

  • les chirurgies viscérales : cancer, maladie de Crohn, constipation sévère, prolapsus rectal, ...
  • les chirurgies de l’obésité : anneau gastrique, sleeve gastrectomie, bypass, ...
  • les chirurgies gynécologiques, en savoir plus ici.

Les limites de la laparoscopie

Quand il est possible de faire appel à la laparoscopie, le chirurgien commence toujours par une étape de vérification. En effet, avant même de réaliser les incisions opératoires, il va en réaliser une toute petite à proximité de l’ombilic. Il y insère un trocart et une laparoscope afin de s’assurer qu’il n’y ait pas de grande inflammation au niveau de la zone à traiter. Si des facteurs empêchent la réalisation de l’intervention par le biais de cette technique, la chirurgie traditionnelle sera l’approche choisie.

Les risques et complications

Même si la technique est peu invasive, elle présente certains risques. Ces derniers sont, le plus souvent, rattachés à l’anesthésie générale utilisée ou aux risques infectieux. Aussi, même si la douleur est moins intense que suite à une laparotomie (chirurgie classique), l’injection de CO2, qui n’est jamais totalement évacué à la fin de l’intervention, peut engendrer des douleurs au niveau des épaules. Ces dernières disparaissent au bout de deux à trois jours.

Avant de planifier la date de l’intervention, le chirurgien devra vous faire part de toutes les éventuelles complications et ce, dès la première consultation. Ce sera aussi l’occasion de vous faire faire un bilan de santé et d’autres examens médicaux.

Comme cette technique nécessite une plus grande technicité et beaucoup de précision, adressez-vous à un spécialiste pour réduire les risques.